|
|
|
|
|
|
|
Les
armes de guerre |
|
 |
Les
pièces les plus nombreuses des collections d'art
fidjien sont les massues de guerre. Par leur pureté
sculpturale, les armes de Fidji occupent une place
unique dans l'art océanien, chaque forme de massue
correspondant à un usage précis. Façonner des armes
était un art prestigieux et il fallait des années
pour en parfaire certaines. Le "mana" dont était
investi l'arme profitait autant à celui qui s'en
servait qu'à celui qui en était l'artisan. |
|
<--
Casse-tête "kinikini" |
|
Les
massues de guerre "Qata" dont le nom
générique est "sali", fait référence à la fleur griffue de la plante
sali, de l'espèce "musa" qui ressemble aux
bananiers. L'arête si particulière est trop
petite pour être pénétrante, mais ajoute du poids à
la tête de l'arme. |
|
|
La
massue de jet ula était l'arme la plus
répandue parmi les guerriers fidjiens. Cet objet de
faible dimension était lancé contre les adversaires,
et non pas utilisé comme arme de main pendant les
combats au corps à corps. D'après les ethnologues,
les massues de jet sont censées frapper leur cible
avec le manche plutôt qu'avec la tête. On trouve de
nombreux types de massues de ces formes aux îles
Fidji. Selon leur poids et certaines de leur
décorations secondaires, elles seront davantage
considérées comme des armes de guerre ou de
cérémonies. |
 |
|
Casse-tête "Ula" à lancer |
|
Toujours taillé dans le pied d'un arbrisseau, la
boule de la massue "ula" était formée par le départ des racines et son
manche par la naissance du tronc. L'essence végétale
était choisie en fonction de sa résistance et de sa
dureté, afin que l'arme perdure tout en restant
légère; on employait le plus couramment du bois de
fer. La forme de cette masse se retrouve
aussi aux îles Tonga, à Futuna et aux îles Samoa, ce
qui n'est pas très étonnant compte tenu de
l'importance des relations coutumières et
commerciales de ces îles. |
|
|
|
Les
masi |
|
Les
différents types de masi étaient classés selon leurs
motifs, leurs techniques de fabrication et leurs
usages : |
|
 |
|
Masi kesa |
|
-
Les masi kesa sont peints et ont différentes
tailles, parmi eux, les ceintures parfois portées
par les hommes. |
|
-
Les gatu vakariti sont de très grandes nappes
utilisées à des fins pratiques et décoratifs. On les
utilise aussi dans les échanges de naissance,
mariage, deuil. |
|
-
Les gatu vakatonga sont de longues nappes
décorées selon les techniques tongiennes
d'estampage. Elles étaient offertes pour les
cérémonies de fin de deuil des chefs. |
|
-
Les masi kuvui sont de larges bandes trempées
dans le lait de coco et fumées. Elles étaient
portées au cours de cérémonies. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
® NIT - BP 18570 98857 Nea Sud E-mail : info@ngilong-nc.com |
Mis à jour : 12/03/10 |
|
|
|