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Quelques aspects symboliques de la Grande Case |
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La Grande Case est le symbole du Clan. Sa
charpente est faite à partir d'arbres de
forêt. Les éléments de la charpente sont
solidement attachés entre eux et fixés sur
le poteau central. On utilise comme
couverture de la paille et des feuilles de
cocotiers.
La Grande Case peut rassembler les éléments
sculptés suivants :
- Le poteau central, considéré comme un être
vivant, est l'élément le plus
important de la maison, à la fois par son
volume et pour ses implications symboliques.
C'est le symbole du rassemblement des
groupes, force et image de l'ancêtre, l'âme
de la case. Le poteau central est le plus
souvent en "houp", bois sacré, endémique au
Territoire. |
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Reproduction en bois kaori d'une Grande Case
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- Les poteaux de case : les poteaux
intérieurs de case peuvent être sculptés.
Ils sont la représentation de l'Ancêtre de
chaque groupe ayant participé à la
construction de la Case.
- La planche à divination : ces planches
sont le plus souvent sculptées aux deux
extrémités de représentation de l'Ancêtre, à
visage humain. On les trouve dans les
régions de Bourail et Houaïlou.
- La flèche faîtière est aussi une sculpture
à caractère symbolique, emblème de la
Chefferie qui la possède. Elle est plantée
au sommet de la Grande Case. Les décorations
qu'elle porte attestent du rang de la
Chefferie. La partie centrale, la plus
significative détermine l'ancêtre. |
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<- Flèche faîtière en kohu, région de
Bourail. |
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- Les chambranles :
ce sont des plaques de bois "houp" sculptés en bas-relief
placées de part et d'autre de la porte de la
grande case. La partie supérieure représente le
visage d'un ancêtre, la partie inférieure est
gravée de figures géométriques dont le motif
varie suivant les régions. Les chambranles sont
les gardiens de la maison et les protecteurs des
habitants de la case.
- Les gardiens : ce sont de petites
sculptures plantées en terre ou dans la
paille des parois ou encore, liées au
poteau central face à l'entrée. |
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<-- Chambranles de l'Ile des Pins --> |
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D'autres éléments d'ordre symbolique de la
culture Kanak : |
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- Les bambous gravés : à l'origine, le
bambou était un bâton de voyage que l'on
remplissait d'herbes magiques pour assurer
la protection du voyageur. Avec l'arrivée
des européens, il est devenu un véritable
livre d'images, témoin de la vie quotidienne
et surtout chronique de la colonisation. |
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La monnaie de perles
ou monnaie "thewe" (langue Nemi, aire Hoot ma
Whaap) est, selon l'expression de Maurice
Leenhardt, un "sceau" destiné à sceller les
alliances entre groupes. Elles sont
empreintes de valeurs spirituelles et sont
entièrement une "image" des ancêtres. La monnaie
Kanak est vivante, circulant au fil des
cérémonies et des générations. Elle se compose
d'une "tête" qui peut être sculptée ou tressée,
et un "pied" constituée d'une touffe de poils de
roussettes; le chapelet de perles est sa
"colonne vertébrale", le dernier écheveau
tressé, le sexe ou les pieds de l'ancêtre. Elle
est le plus souvent conservée dans un sachet en
étui foliaire de cocotier ou d'écorce de banian
battue. |
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Monnaie "thewe" récente de Kouaoua |
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Selon les régions, les perles sont en os de
roussettes, en os de lézards ou en pointes de
coquillages. Elles sont enfilées sur un fil et
usées sur une pierre afin de les affiner. On
distingue généralement deux types de monnaies :
la monnaie noire, la plus rare et la monnaie
blanche plus commune. |
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Au
cours du temps, la société Kanak s'est adaptée à
l'évolution et à la modernité. De plus en plus,
on voit apparaître dans les cérémonies d'échange
des monnaies de fabrication récente composées
d'éléments traditionnels (os, coquillages,
nacres, fibres de coco, tapa) et d'éléments
modernes (laine, plastique) dans un jeu
d'harmonie de couleurs. |
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- Les casse-tête et
massues : Le casse-tête est une arme dont seule
une partie de la tête est destinée à frapper, à
la différence de la massue dont n'importe quelle
partie de la tête peut servir à frapper. On
parle ainsi du casse-tête bec d'oiseau soit
court, soit long (respectivement "gö popwä
wërëwa" et "gö poropwä wërëwa" en langue Paici)
et de la "massue phallique" ("Gö mââce"). Ce sont des armes
de guerre. |
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La hache ostensoir : cet objet tire son
nom français de sa ressemblance avec l'ostensoir
du culte catholique. Son caractère de parade n'a
pu qu'encourager cette appellation qui n'a
apparemment aucun lien avec sa dénomination
locale. Son nom dans les langues du pays est en
effet lié au casse-tête. Il est dit le plus
souvent "casse-tête en pierre verte" ou
"casse-tête vert". La lame est en pierre dure de
couleur verte appelée "jade". Il s'agit le plus
souvent d'une serpentine ou d'une "néphrite" de
forme ronde et polie. Elle est munie de deux
trous à sa base permettant de la relier au
manche. |
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Ce
dernier en bois est enveloppé d'une bande de
tapa maintenue par une tresse de fibre de
coco ou de poils de roussette et se termine à la
base par un socle fait d'une demi-noix de coco
renfermant des éléments à fonction magique. Les
grappes de coquillages ajoutées au manche
produisent un son de grelot qui rythme le
discours de l'orateur agitant la hache au moment
des cérémonies de deuils de chefs. |
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La
fonction de la hache ostensoir est d'être une
arme de parade, orgueil du groupe et du chef.
Elle peut être aussi un objet d'échanges lors de
cérémonies coutumières importantes. Les haches
cérémonielles de valeur circulaient dans les
réseaux d'échange entre chefferies. D'autres
restaient conservées parmi les richesses de la
chefferie, transmises de générations en
générations.
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Le masque :
est présent
dans le Nord, le Centre et une partie du Sud de
la Grande Terre, il est inconnu à l'extrême sud,
à l'Ile des Pins ainsi qu'aux Loyauté. Le style
du Nord utilise la technique sculpturale de la ronde bosse.
Il est marqué par un nez saillant et recourbé
dont l'extrémité peut atteindre la bouche.
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Masque en cerisier de Koumac |
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- Les
pirogues : pour la pêche en eau profonde, pour la
relation entre les villages côtiers et la navigation inter-insulaire, il existe plusieurs types
d'embarcation :
La
pirogue simple à balancier est la plus commune. Elle
peut transporter trois ou quatre personnes.
Propulsée à la pagaie ou à la perche, elle peut
aussi porter une voile. On peut l'utiliser pour la
pêche.
La
pirogue simple portée est une embarcation plus
importante pour la pêche en haute mer et pour les
déplacements sur longue distance. |
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Reproduction d'une pirogue simple à balancier |
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La
pirogue double est aménagée d'une plate-forme
servant de passerelle et pouvant supporter un abri
où on peut faire du feu. Elle est équipée d'une
voile et est dirigée à l'aide d'un gouvernail
amovible. |
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® NIT - BP 18570 98857 Nea Sud E-mail : info@ngilong-nc.com |
Dernière mise à jour : 15/11/09 |
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